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CAP…?
Mais qu’y a-t-il derrière ce sigle ? Qui se cache sous ce nom ? Quel projet dissimulent ces trois lettres ? D’où vient ce groupe ? Quelles sont ses activités ? Pourquoi ? Comment ? Où ? Et alors ? Ah bon ?...
I. La genèse.
Au commencement (un lundi matin, vers neuf heures, en arrivant au bureau), Dieu créa le ciel et la terre. Il mit un peu d’ordre dans ce vide vaguement ténébreux, puis Il créa l’homme et la femme, ce qui lui prit tout de même une semaine. Alors, Dieu vit que cela était bon.
Le temps passa, et pendant quelques petits siècles l’homme eut tendance à se voir un peu trop à l’image de Dieu, reléguant au second plan la femme. Enfin, un jour (c’était un mardi et il pleuvait sur Londres), quelques dames se dirent que c’était trop injuste : elles lancèrent – by jove ! – le concept original du féminisme. Peu à peu, au terme d’un rééquilibrage de la société occidentale, il apparut que les femmes ne représentaient pas la moindre moitié de l’humanité. Mais – mille milliards de mille sabords ! – tout cela remit tant en question les structures sociales, que bientôt l’homme se demanda ce qu’il faisait là. « Eh bah ? », dit-il en effet.
Alors Dieu suscita chez des jeunes de la Communauté de l’Emmanuel une idée un peu folle. Les voies du Seigneur sont impénétrables, dit-on. C’est pendant qu’ils prenaient une petite mousse en séchant un enseignement à Paray-le-Monial qu’ils eurent soudain le désir de réfléchir sur la place de l'homme dans la société et dans l'Eglise afin de vivre pleinement leur vocation de baptisés. Mais comment ? pensèrent-ils en vidant leur demi.
Alors Dieu dit : « Fiat CAP ! » Et eux ils dirent : « Bon, d’accord. »
Le projet était né.
II. Trois lettres, un objectif.
De même que quatre chiffres peuvent définir une bière, c’est autour des trois lettres de son sigle que CAP se construit.
Compagnonnage, Action, Partage. Tout un programme en trois mots, trois dimensions qui permettent au projet de s’articuler de la façon la plus complète et enrichissante possible. Et la réunion des trois révèle le véritable but…
Le cap, c'est la direction à suivre, c'est le « chemin vers... » Suivre un cap, c'est prendre son existence en main, c'est se décider à marcher, se déterminer, entreprendre d'avancer. Ça nécessite une progression, car on n’arrive pas au but tout de suite.
Et le but, c'est rien moins que la sainteté !
Il semblerait par ailleurs que la malice des esprits qui ont conçu ce sigle les ait poussés à lui donner une signification officieuse : la « Clique des Anti-Pathiques » ! Eh oui, parce qu’à CAP, on a des références… notamment Pier Giorgio Frassati et sa « Compagnie des types louches ». A bon entendeur...!
III. Les trois piliers de CAP.
1) Compagnonnage : « Association à des fins d’instruction et d’assistance mutuelle. »
CAP, c'est un compagnonnage de garçons. C’est donc une amitié orientée vers l'action, avec l'idée que nous sommes responsables les uns des autres, que chacun des gars doit pouvoir attendre le meilleur des autres, qu'on peut s'appuyer les uns sur les autres car « un frère appuyé sur un frère est une forteresse inébranlable ».
CAP, c'est aussi une initiative où la fête et la convivialité sont mises au premier plan. A CAP, on rigole, on mange et on boit bien : on sait vivre !
Ce compagnonnage part d'une conviction : la nécessité de proposer à des garçons de vivre des moments spécifiques entre hommes, en dehors du seul discernement de leur vocation.
2) Action : « Faculté d’agir, de manifester sa volonté en accomplissant quelque chose ; manifestation concrète de cette volonté. »
Un des objectifs de CAP, c'est de permettre à ses membres de développer des vertus masculines par l'action : dépassement, don de soi, abnégation, courage, dépense physique, exercice de la volonté, développement de la capacité à prendre des décisions et à se déterminer, etc.
Et ce, notamment à travers un projet sportif : la préparation du semi-marathon de Paris (couru début mars 2005), l'organisation de matches de football…
Sportif, donc, mais aussi caritatif, en se mettant au service d’événements : missions, organisation logistique du pélé de Chartres, service des plus pauvres...
3) Partage : « Action ou fait d’avoir quelque chose en commun avec d’autres. »
La cellule de base de CAP, c'est la maisonnée (groupe de cinq-six personnes qui se retrouvent chaque semaine pour un temps de prière et d’échange). Avec un but : s'édifier les uns les autres par le partage de l'action de la Parole de Dieu sur nous et le zèle pour la mission qui en découle.
La maisonnée, c'est aussi le lieu de la louange et de la prière, car le but du capétien, c'est de s'attacher au Christ.
Voilà, en quelques mots, ce qu’est CAP : une petite bande aussi sérieuse que joyeuse, un projet qui se vit entre hommes, un bout de chemin en commun dans notre marche vers la sainteté, une aventure à part entière.
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